Historique du club

Au début de l’an de grâce 1976, la dénomination AOC « Moto Club Tous Vents » n’existait pas encore… Sous l’émanation de « Motards du Grand-Pont », quelques amis « tarés » qui avaient pour nom Gérard Gillioz, Henri Eggs (Zoé pour les connaisseurs), Antoine Rombaldi, André Rossier, Didier Favre, Jean-Paul Gessler, Philippe Coudray et Charlotte Zufferey, tous passionnés de moto, firent leur première sortie aux Mayens-de-Sion… D’apéro en apéro, devant un litron de vin « TOUS-VENTS » à Jean-Pierre FAVRE, naissait ce qui allait devenir plus tard, le Moto Club Tous Vents… Absolument, c’est bel et bien d’une étiquette de pinard que vint la dénomination Moto Club Tous Vents.

 

Chers amis, cet été-là, les quelques fous de cette « pseudo » société qui n’avait toujours pas pris de nom se sont dit…… QU’IL FALLAIT AVOIR UN CHEZ SOI !!! Mademoiselle BELLINI allait devenir réalité en 1977…. Sous l’impulsion de Gérard Gillioz et de sa troupe de copains (agrandie depuis par 3 compagnons de plus : Laurent Michaud, Philippe Roduit et Dominique Roh) , ils se cotisèrent, trouvèrent CHF 1000.-- et sous un gros paquet de neige, trouvèrent et achetèrent un gros tas de bois pour en faire ce qui nous sert aujourd’hui de « stamm ». Le comble c’est que de ce tas de bois, il y en avait trop… La cabane construite, ils réussirent à revendre la moitié pour CHF 500.—

 

OUI !!! Vous avez bien lu, l’ossature de la cabane à Bellini coûta bel est bien 500 de nos francs. Pour construire « un chalet » il faut une dalle en béton ? En bon négociateur et au culot, ils se firent offrir un camion de béton par la Bourgeoisie de Sion !!! La Commune de Sion, à son tour, mit à disposition des premiers membres le terrain tel que l’on peut le voir aujourd’hui. Avec beaucoup de sueur et la volonté de se faire plaisir en « deux-roues », nos anciens créèrent aussi la piste de cross. A savoir que la première affectation de la cabane était pour le stockage de ces motos et autres vélomoteurs… Ils utilisaient Bellini bien plus pour tourner en moto que pour boire des verres. L’aménagement intérieur tel que la cuisine est venu bien plus tard. A force de se retrouver là-bas pour boire des canons, ils se sont mis à améliorer leur confort, des heures et des journées de travail. Jaffy Puttalaz, par exemple, a beaucoup contribué en apportant son aide afin d’amener l’eau et les installations techniques jusqu’à la cabane. Elle fut ensuite agrandie avec la mise en place de l’aile « nord » qui fut offerte par le Tennis-Club de Sion et Didier Favre.

 

ET LES MARDIS dans cette histoire ? Comme moi, vous vous êtes tous posés la question pourquoi le MARDI ? Pourquoi NOIR ??

 

L’objectif principal de Bellini était pour beaucoup de rouler en tout-terrain. Quelques achats mémorables de reliques motorisées ont fait le bonheur de ces apprentis casse-cou. Il fallait ensuite s’entraîner un peu. Pour Gérard Gillioz, le lundi, professionnellement, ça ne jouait pas, il avait des trucs spéciaux. Le mercredi ça n’allait pas non plus, le jeudi c’était déjà la fin de la semaine. Finalement, ils se sont mis à se retrouver le mardi, pour manger un peu de poussière et transpirer quelques gouttes. Cette petite animation de fin d’après-midi attira quelques spectateurs qui ne venaient que pour partager le verre après l’entraînement. Santé ! Santé, bon d’accord… mais si on mangeait quelque chose ? Petit à petit, ils allaient à la gare chercher quelque chose à manger, puis improvisaient des repas. La première « bouffe » officielle fut organisée par Jacques Massy. Les membres se passèrent le mot : les Mardis Soirs au terrain, une BONNE bouteille dans chaque main. Les Mardis Noirs étaient presque nés. Enfin, ils n’étaient pas NOIRS au début. Mais nos joyeux lurons faisaient tellement la fête, se permettaient quelques folies et parfois un peu n’importe quoi. C’était une période d’euphorie qui leur permettaient de se dire « on est chez nous ». Le Moto Club Tous Vents comptait à cette époque encore peu de membres…  mais bien plus de FOLLOS qu’aujourd’hui. Et comme ils rentraient quand il faisait noir, parfois même avec une petite chute en sortant de Bellini, le mercredi matin ils se disaient que c’était… Noir… Les Mardis devinrent NOIRS… comme le titre d’une série télévisée qui passait à l’époque. Quelle chance : on aurait eu l’air malin d’appeler ça « les Mardis Roses » !

 

Le Moto Club Tous Vents, fort de 24 membres, a tenu sa première Assemblée Générale le 8 septembre 1976, le 20 septembre fut organisée la première sortie moto « Officielle » du club.

Aujourd’hui, 33 ans plus tard, nous voilà plus de 260 membres, comprenant une vingtaine de « Crossmens » qui tournent dans différents championnats suisses et cantonaux.